Comment faire face à une surcharge de travail ?

Les dossiers s'empilent, les messages arrivent le soir, et l'impression de ne jamais arriver au bout s'installe. Quand tout s'accumule, le réflexe est d'accélérer. C'est rarement ce qui aide. Voici cinq gestes concrets pour reprendre la main, puis ce qui change quand la surcharge dure.

Distinguer ce qui pèse

Une surcharge de travail a presque toujours plusieurs sources, qui ne se traitent pas de la même façon : le volume de travail réel, les interruptions permanentes, et les exigences qu'on se fixe soi-même. La charge mentale, ce fond de préoccupations qu'on emporte partout, vient souvent de ce mélange.

1. Tout poser à plat

Prenez quinze minutes et une feuille. Notez tout ce qui est en cours, petit ou grand, sans trier. Le simple fait de sortir la liste de votre tête allège déjà. Vous voyez enfin ce qui existe vraiment, au lieu de ce que vous redoutez.

2. Trier

Pour chaque ligne, une seule question : que se passe-t-il si cela attend une semaine ? Classez ensuite en quatre groupes, selon l'idée de la matrice d'Eisenhower :

  • à faire maintenant : important et urgent ;
  • à planifier : important, mais pas urgent ;
  • à déléguer ou à demander de l'aide : urgent, mais pas forcément pour vous ;
  • à abandonner ou à reporter : ni important ni urgent.

3. Dire ce qui est possible

Beaucoup de surcharges durent parce que personne ne sait ce qui est réellement possible. Plutôt que de dire « c'est trop », proposez un choix : « Je peux terminer A d'ici vendredi, et B passera la semaine suivante. Quelle est la priorité ? » Vous ne refusez rien, vous rendez la décision visible.

4. Protéger des plages sans interruption

Réservez dans l'agenda un ou deux créneaux, même courts, où vous travaillez sur une seule chose, messagerie fermée. Prévenez votre entourage professionnel : un créneau annoncé est beaucoup plus facile à tenir.

5. Décrocher le soir

Terminez la journée par un petit rituel : noter les trois priorités du lendemain, fermer les applications de travail, faire quelque chose qui n'a rien à voir. Ce qui est écrit n'a plus besoin d'être retenu.

Quand la surcharge dure

Si ces gestes soulagent un temps, mais que la situation revient, la question n'est peut-être plus seulement l'organisation : est-ce que cette charge est durable, qu'est-ce qui vient de vous, qu'est-ce qui vient de la situation ? Difficile d'y répondre seul, au cœur de l'action.

Attention : si vous ressentez un épuisement qui ne passe pas (fatigue persistante, sommeil perturbé, perte d'envie), parlez-en d'abord à votre médecin. Le burn-out relève d'un suivi médical. Le coaching n'est ni une thérapie ni un suivi médical, mais il peut le compléter.

Ce que peut apporter un coaching

En coaching, on fait le point à froid : on clarifie ce qui vous amène, on regarde où se situe le déséquilibre entre votre savoir, votre savoir-faire et votre savoir-être, puis on construit un plan d'action concret. Que vous avanciez dans la situation ou que vous décidiez de changer de cap, vous saurez pourquoi.

Coaching et surcharge de travail →

Par Arnaud Flandin, coach professionnel certifié. Mis en ligne le 14 octobre 2026.

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